En Haïti, le vaudou n’est pas qu’une croyance : c’est une pratique vivante qui s’invite jusque dans les foyers. Février 2026, à Pétion-Ville, un quartier populaire de la capitale Port-au-Prince, la « chevauchée » de Marie-Edith avec les esprits rappelle que cette religion reste profondément ancrée dans la culture haïtienne. Ce matin de février 2026, dans un quartier populaire de Port-au-Prince, quelque chose d’inhabituel se prépare. Marie-Edith Henri-Jean-Baptiste, venue rendre visite à sa fille Suze dans son petit appartement de Piéton-Ville, annonce devoir « chevaucher » avec les esprits ou Lwas. La sexagénaire dispose des bouteilles de rhum, du tabac et divers ustensiles à même le sol pour le rituel vaudou. « Ce n’est pas tout le temps moi qui décide de chevaucher. Parfois, ce sont eux. Comme maintenant. Ce sont les intermédiaires entre nous et Bondye, le grand créateur, la divinité suprême. Ils me remplissent et je dois les faire sortir. », explique-t-elle. La possession est au cœur de cette religion où des esprits investissent le corps lors d’une transe. Le possédé est appelé le « cheval du dieu », on parle alors de « chevauchée ».
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Le reportage
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Marie-Edith Henri-Jean-Baptiste, venue rendre visite à sa fille Suze dans son petit appartement de Piéton-Ville. Elle a besoin de "chevaucher" avec les esprits et entame une cérémonie avec son gendre.

Le rituel commence par une purification.

Pendant le rituel, Marie-Edith fume et bois beaucoup. Ce qu'elle ne fait jamais habituellement assure sa fille.

Une communion avec les vivants et les esprits.

En pleine possession, Marie-Edith prononce des mots dans une langue que personne ne peut comprendre.

La transe atteint son paroxysme. Comme possédée, la sexagénaire étreint Wood fermement, parfois même violemment.

Marie-Edith rassemble ses forces et se concentre. Son visage se ferme. Winzor Jean-Philippe, son gendre, observe la scène tout en essayant de dissimuler son anxiété lorsque le couteau touche sa peau.

Après la cérémonie vaudou, chacun évoque son expérience.

Tabac et alcool occupent une place centrale dans la transe.

Alcool et tabac stimuleraient l’ensemble des sens, tout comme les capacités intellectuelles et magiques.
