Synopsis :

À Kyiv, les coupures d’électricité et de chauffage ont contraint les écoles à fermer en plein hiver. Salles vides, Radiateurs froids, Tableaux noirs. Dans certains établissements, les abris anti-aériens sont prêts à accueillir élèves et enseignants au moindre signal d’alerte. L’école n’a pas disparu, elle continue sous une autre forme : maintenir un rythme, préserver une enfance, tenir ensemble.

À Chernihiv, près de la frontière biélorusse, les cours se poursuivent dans des abris souterrains. Les alertes aériennes interrompent parfois les leçons, mais le cadre scolaire demeure. Les enseignants deviennent aussi des repères émotionnels pour les jeunes. L’école protège autant qu’elle instruit. À Kharkiv, certaines stations de métro ont été transformées en établissements scolaires provisoires. À plusieurs mètres sous terre, des enfants suivent les cours tandis que les trains continuent de circuler à proximité. À la sortie des salles aménagées le long des quais, des militaires montent la garde. Dans les zones rurales comme à Kehychivka, la scolarité alterne entre présence en classe le matin et enseignement à distance. L’apprentissage s’adapte en permanence aux contraintes sécuritaires et énergétiques.

Apprendre dans l’ombre de la guerre, c’est grandir avec la conscience précoce du danger. C’est faire ses devoirs pendant qu’au loin résonne une sirène. C’est fabriquer des messages pour les soldats au front en traçant le contour de sa main sur une feuille de papier. Maintenir l’enseignement est devenu un geste politique, un refus de laisser la guerre décider de l’avenir. Car si la ligne de front délimite un territoire, l’éducation, elle, délimite un futur.

Réalisé par Fabrice Hébert (2026)
Reportage complet disponible sur demande.

 
Précédent
Précédent

Au cœur de l’exercice militaire ORION-26

Suivant
Suivant

L’ arrière-front ukrainien